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Compteur électrique triphasé

Compteur électrique triphasé

Un compteur électrique triphasé mesure la consommation d'un réseau 400 V, avec ou sans neutre distribué. Installé en aval du compteur du fournisseur d'énergie, il joue le rôle de sous-compteur : il isole la consommation d'un atelier, d'un local commercial, d'un départ de machine ou d'une borne de recharge, pour la suivre ou la refacturer.

Nous proposons XX références de compteurs triphasés modulaires : jusqu'à 100 A en mesure directe, au-delà par transformateur de courant. Toutes se montent sur rail DIN et existent selon les cas en version tétra, certifiée MID, simple ou double tarif, avec sortie d'impulsion ou liaison Modbus RS485.

Filtrez en fonction de vos critères puis sélectionnez votre compteur électrique. 

Triphasé ou tétra : quelle différence ?

Dans le langage courant, « triphasé » désigne aussi bien un réseau à trois phases qu'un réseau à trois phases plus neutre. L'abus de langage est commode, mais la distinction compte au moment de choisir un compteur.

Trois phases sans neutre : 400 V entre phases. On trouve cette configuration sur les départs de force motrice — moteurs, machines, compresseurs.

Trois phases avec neutre, dit tétra ou tétrapolaire : quatre conducteurs, 400 V entre phases et 230 V entre phase et neutre. C'est la configuration de la très grande majorité des installations tertiaires et industrielles, où le même tableau alimente de la force et de l'éclairage. La plupart des réseaux qu'on appelle triphasés sont en réalité des réseaux tétra.

Un compteur tétra mesure les quatre conducteurs ; un compteur trois fils n'en mesure que trois. La plupart de nos références acceptent les deux configurations — la colonne « Réseau » du tableau l'indique pour chaque produit.

En pratique : si le neutre est distribué, il faut un compteur tétra. Dans le doute, le tétra convient dans les deux cas.

Comment choisir son compteur triphasé ?

Cinq critères déterminent la référence, dans cet ordre.

Le réseau. Trois fils ou quatre. Si le neutre est distribué — ce qui est le cas de la plupart des installations tertiaires — il faut un compteur tétra. La colonne « Réseau » du tableau l'indique pour chaque référence.

L'intensité. Elle se cale sur le calibre du disjoncteur qui protège le départ mesuré : un départ protégé en 63 A appelle un compteur 63 A au minimum. En cas d'hésitation entre deux calibres, retenir le supérieur.

Le mode de mesure. Jusqu'à 100 A, le courant traverse directement le compteur et le câblage reste simple. Au-delà, on passe par trois transformateurs de courant, un par phase. C'est le seuil qui structure toute la gamme.

La certification. Un compteur non certifié suffit pour suivre une consommation et coûte moins cher. Dès que la mesure sert de base à une facturation, la certification MID devient nécessaire : c'est elle qui rend le relevé opposable.

La communication. Trois niveaux, selon ce qu'on veut faire du relevé :

— un afficheur seul, relevé sur place ;
— une sortie d'impulsion, pour un report simple vers un automate ou une GTB ;
— une liaison Modbus RS485, qui remonte l'ensemble des grandeurs phase par phase.

Mesure directe ou par transformateur de courant

En mesure directe, les trois phases traversent le compteur. Le câblage est simple, et cette solution couvre les installations jusqu'à 100 A. C'est la limite pratique : au-delà, la section des câbles ne permet plus d'entrer dans les bornes.

On intercale alors un transformateur de courant sur chaque phase — trois TC pour un compteur triphasé, de même rapport et de même classe. Le compteur est paramétré avec ce rapport pour afficher les valeurs réelles. Cette solution n'a pas de limite haute pratique : le même compteur mesure un départ de 250 A comme une arrivée générale de plusieurs milliers d'ampères, seul le TC change.

Le choix du rapport et du diamètre se fait à partir du courant maximal et de la section des câbles à entourer.

→ Choisir son transformateur de courant

→ Nos transformateurs de courant

Compteur triphasé MID : quand est-il obligatoire ?

La certification MID atteste qu'un compteur répond aux exigences de la directive européenne 2014/32/UE sur les instruments de mesure. Elle garantit que la mesure est fiable et qu'elle peut servir de base à une transaction commerciale.

En triphasé, les cas sont typiquement professionnels : refacturation d'un local ou d'un atelier à un occupant, répartition des consommations entre plusieurs preneurs d'un même bâtiment, facturation d'un emplacement de camping ou d'un anneau de port, sous-comptage d'une borne de recharge.

→ La directive MID : ce qu'elle impose et comment vérifier une conformité

Compteur triphasé double tarif et heures creuses

Un compteur double tarif dispose de deux totalisateurs et bascule de l'un à l'autre sur un signal externe, généralement le contact heures creuses du compteur du fournisseur. Il permet de refacturer au tarif réellement appliqué au moment de la consommation.

En tertiaire et en industrie, l'écart entre heures pleines et heures creuses porte sur des volumes importants : la distinction change le montant refacturé, pas seulement sa présentation.

→ Nos compteurs double tarif

Compteur triphasé Modbus et sortie d'impulsion

Deux façons de remonter la consommation sans se déplacer.

La sortie d'impulsion émet un contact sec à chaque quantité d'énergie consommée. Elle se raccorde à l'entrée de comptage d'un automate, d'une GTB ou d'un concentrateur. Simple et peu coûteuse, elle ne transmet que l'énergie.

La liaison Modbus RS485 remonte l'ensemble des grandeurs mesurées, phase par phase : énergie, puissance, tension, courant, facteur de puissance. En triphasé, c'est l'écart décisif — un déséquilibre entre phases ou une chute de facteur de puissance ne se voient que là. Plusieurs compteurs se raccordent sur le même bus.

→ Le Modbus : paramètres, branchement, dépannage

→ La sortie d'impulsion

Brancher un compteur triphasé

En mesure directe, les trois phases traversent le compteur, le neutre étant raccordé à sa borne dédiée sur un réseau tétra. En mesure par transformateur de courant, chaque phase reçoit son TC, dont le secondaire ne doit jamais rester ouvert tant que le primaire est sous tension. Le sens de passage du conducteur et la correspondance des phases conditionnent la justesse de la mesure.

→ Branchement d'un compteur électrique : schémas et règles

Télérelever un compteur triphasé

Relever les index à distance suppose un compteur communicant et un équipement qui collecte les données : passerelle Modbus, concentrateur d'impulsions ou module de télérelève. Le choix dépend du nombre de points de comptage, de leur éloignement et de la possibilité de tirer un câble.

→ Nos solutions de télérelève

Questions fréquentes

Triphasé et tétra, est-ce la même chose ?

Dans le langage courant, oui : on dit « triphasé » dans les deux cas. Techniquement, un réseau triphasé compte trois phases ; lorsque le neutre s'y ajoute, on parle de tétra ou de tétrapolaire. La plupart des installations qu'on appelle triphasées sont en réalité en tétra. Pour le choix du compteur, c'est la présence du neutre qui tranche.

380 V ou 400 V : quelle tension pour un réseau triphasé ?

Les deux désignent le même réseau. 380 V est l'ancienne appellation, remplacée par 400 V lors de l'harmonisation européenne. Un compteur 400 V convient à une installation encore désignée en 380 V.

 

Combien de transformateurs de courant faut-il pour un compteur triphasé ?

Trois — un par phase, de même rapport et de même classe de précision. Le rapport doit ensuite être paramétré dans le compteur.

Un compteur triphasé peut-il mesurer un réseau monophasé ?

Oui sans problème mais ce sera plus encombrant et cher.

Faut-il un compteur MID pour refacturer l'électricité d'un local professionnel ?

Oui. Dès lors que la mesure sert de base à une facturation entre deux parties, l'instrument doit être certifié MID.

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